C’est quoi le travail du couple ?
Comprendre la structure et le fonctionnement du lien, mettre en place d’autres façons de fonctionner ensemble
C’est quoi le travail du couple ?
Il semblerait que le travail psychanalytique du couple en difficulté fasse apparaître que les deux partenaires ont été dans leur petite enfance très dépendants de l’image de leur mère, bien que de façon différente, et n’ont pu se différencier puis se séparer de leur famille d’origine qu’en emportant avec eux la peau imaginaire de cette mère, ou le fantasme d’une seule peau.
Ce processus inachevé de séparation de la famille d’origine et en particulier de la mère et du père, auquel vient s’ajouter le processus inachevé de résolution de l’oedipe, le tout traversé puissamment d’héritages transgénérationnels, culturels, historiques et sociaux, constitue ainsi l’ensemble des parties personnelles que chacun amène dans le lien du couple.
Ce contenu subjectif doit être impérativement travaillé ensemble avec un tiers expérimenté, afin d’accomplir l’exploration de ce lien si singulier et si extraordinaire que représente une Analyse du Lien de Couple.
Un des points essentiels de ce travail est de retrouver notre masse corporelle, énergétique, émotionnelle, cognitive… Il est impératif de retrouver ou d’apprendre à ressentir profondément. Comprendre la collusion du couple (le jeu inventé, structuré et soutenu par les deux membres), est un bon point de départ.
Cette compréhension oriente la conscience et l’attention. Cependant le travail doit se faire dans « la masse », là où la compréhension devient connaissance directe.
Pour ce faire, le ralentissement est le mouvement qui modifie naturellement le niveau de conscience de chacun, donnant accès au fond vulnérable qui attend depuis des décennies l’occasion de s’exprimer.
Changer de niveau de conscience en éprouvant lentement, et en soutenant ces éprouvés est une autorisation adressée au fond en attente depuis si longtemps. C’est un « laisser venir », c’est un « s’abandonner à… ». Et ces mouvements extra…ordinaires sont possibles grâce à la présence et au cadre soutenant apportés par le thérapeute.
Une fois ce camp de base à peu près mis en place, chacun peut commencer, et à ouvrir et de mieux en mieux comprendre, ce qu’il amène dans le lien, de son histoire personnelle depuis les origines, de son contexte d’autrefois, des transmissions diverses et transgénérationnelles dont il est le porteur et qu’il « injecte » dans le lien au-delà de son libre arbitre totalement inexistant en la matière.
Peu à peu, ce travail incontournable permet de déceler les « zones de noeuds répétitifs », apportant aux deux membres une brèche dans l’obscurité de ce qui se joue entre eux deux sans le savoir, bien qu’ils puissent fréquemment le pressentir…
S’ouvre alors l’immense champ d’exploration des multiples facettes du lien conjugal, immense de par sa variété intrapsychique, intersubjective, transgénérationnelle, culturelle, historique, religieuse, spirituelle, etc.
La compréhension doublée de la connaissance directe dans la masse incarnée produit des effets positifs, peu à peu, au fil d’un peu de temps sérieusement engagé dans le processus.
En résumé, le travail du couple comporte deux phases. La première sera de comprendre la structure et le fonctionnement du lien, et la deuxième sera, à partir de cette compréhension profonde, de mettre en place peu à peu d’autres façons de fonctionner ensemble.
Le travail est donc directement orienté vers le lien, car c’est de ce niveau que l’on extrait une compréhension souvent inattendue sur ce qui se passe réellement dans la relation, dans la communication, et dans la sexualité. C’est donc dans cette subjectivité du lien (habituez-vous à cette expression), que se passe l’essentiel de ce qu’il y a à comprendre, à explorer, à découvrir, à améliorer, à transformer, à transcender…
Dit de façon simplifiée, quand un couple consulte, il semblerait que ce couple réunisse deux personnes. En fait, il n’en est rien. La subjectivité du lien inclue, contient, une masse d’éléments psychologiques, émotionnels, cognitifs, historiques, issue directement du milieu familial, des parents, de la fratrie (frères et soeurs), des ancêtres, du milieu social et culturel, etc.
C’est comme si l’on affirmait de façon cavalière que le couple ne réunit pas deux personnes, mais une cinquantaine au bas mot…
C’est le corps qui fait le voyage de cette thérapie, le corps incluant la tête. Car il ne suffit pas de comprendre de façon cognitive, il s’agit de comprendre avec la masse entière qui nous constitue. Il s’agit d’éprouver, de se souvenir, de traverser, d’endurer quelques fois… Il s’agit d’oser traverser des remises en questions majeurs, historiques, mais également sur soi-même, sur ses propres souvenirs, ses propres représentations. Il s’agit fréquemment de rencontrer en terme d’émotions par exemple, ce que l’on a évité de ressentir depuis toujours ou presque. La traversée du couple qui aspire à un changement réel inclue une assez profonde déconstruction des certitudes, remplacées peu à peu par un ensemble de connaissances, connaissances en tant qu’élément vraiment connus, reconnus, ré-éprouvés, etc.
Le génogramme (outil de base de la psychogénéalogie), permettra de dégager les thèmes de ce que chaque partenaire « apporte » des lignées de ses deux parents… donc quatre lignées pour un couple. De ce travail émergeront les grands thèmes que l’on rencontre dans quasiment toutes les familles.
Ainsi, en associant la rencontre, le choix amoureux, les alliances inconscientes, les éléments de la crise, les systèmes répétitifs, soutenus pas la psychogénéalogie, l’analyse historique et culturelle, etc., nous pouvons mieux cerner ce qui dans l’ombre, se joue du couple courageux qui souhaite véritablement apporter un éclairage pertinent sur ce qui se passe… que ses intentions soient de poursuivre la relation, la questionner sérieusement, ou y mettre fin de façon la plus pacifique possible.
Thérapeute de Couple, Gestalt-thérapeute, formateur, superviseur spécialisé dans la thérapie de couple et thérapie de la famille, en Drôme et dans la Loire
Analyste du lien de couple et thérapeute systémique. Clinicien depuis plus de 20 ans avec presque exclusivement des couples et des familles.
Formateur depuis plusieurs décennies et superviseur gestaltiste et systémique.
La dimension spirituelle du couple
Le champ profondément spirituel, celui donc qui questionne le thème de l’amour, de l’altruisme, du don de soi, de l’alliance, du sentiment d’unité possible lorsque le couple a franchi le mur de la différence et surtout la pleine acceptation de la différence entre les deux partenaires de la dyade.
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